Ce film a été tourné quelque temps après la libération de la Seine-et-Marne, à l’issue du passage de la troisième armée du général Patton, comme le retrace le film Crime et châtiment. Le présent film célèbre pour sa part le retour à la légèreté, après cinq années de guerre et une partie passée dans la clandestinité pour le filmeur Pierre Piganiol, du fait de son action dans la résistance. La guerre n’est cependant pas finie et l'homme apparaît ici en uniforme militaire : il participera par la suite à la démobilisation du réseau qu’il a fondé avec des camarades de l’École Normale Supérieure et se rendra en Allemagne pour récupérer des documents spoliés par les Allemands (voir L'Allemagne à la Libération). Ce film compile des bonheurs simples retrouvés, des instants de douceurs passés en famille, et tout particulièrement dans la forêt de Fontainebleau, à proximité de la maison de famille de l'épouse du cinéaste, possibles depuis le retrait récent des troupes allemandes.



