POUR LEUR AVENIR (S.N.E.S.)
Ciné-Archives
- 00:39:00
Ce documentaire, réalisé à l’initiative du SNES, revient sur la situation de l’enseignement secondaire en France dans la deuxième moitié des années 1970 pour appeler à une réforme du système éducatif et de la formation des enseignants.
La première partie du film est construite à partir de différents témoignages d’enseignants du secondaire et d’élèves mais aussi d’une « fausse » mère d’élève et d’un «faux » patron (incarnés par deux comédiens).
Les enseignants interrogés mettent en avant leur vocation professionnelle et leur difficulté à exercer leur métier, dans un contexte où les moyens manquent cruellement. Une jeune femme, maitre auxiliaire, évoque la précarité de son statut. Un enseignant souligne les décalages de niveau entre les élèves qui entrent en 6e et insiste sur les mauvaises conditions de travail de certains élèves, issus de milieux sociaux modestes. Les propos des enseignants sont entrecoupés d’intermèdes musicaux et de déclarations de la fausse mère d’élève et du faux patron qui relaient des lieux communs sur l’école « qui ne sert à rien ».
Est ensuite abordée la question de la réussite scolaire. Une petite séquence d’animation décrit un système éducatif qui exclut de plus en plus d’élèves de la maternelle au lycée. Le phénomène est mis en lien avec la pression exercée par le patronat qui cherche à contrôler la formation pour récupérer une main d’œuvre non diplômée et donc bon marché.
Une séquence relate le combat mené dans l'imprimerie Chaix à Saint-Ouen. Un ouvrier gréviste raconte le conflit et rappelle sa soif d’apprendre, ayant quitté l’école très jeune.
Par la suite, les comédiens jouant la mère d’élève et le patron exposent le travail de sensibilisation au théâtre qu’ils mènent dans la région de Chelles.
Toute la dernière partie du film présente enfin le projet du SNES dont l’objectif est de réformer complètement le système scolaire. Une nouvelle séquence animation expose le fonctionnement scolaire envisagé : il s’agirait d’accompagner tous les élèves jusqu’à 18 ans en leur permettant de sortir de l’école avec un diplôme reconnu. Pour ce faire, les enseignants doivent travailler autrement, en équipe éducative, et recevoir une formation plus adaptée.
Le film s’achève sur un appel à « transformer l’école ».
Dans les années 1970, le SNES (syndicat national des enseignements du second degré) est très puissant dans le monde enseignant. Le SNES revendique alors son orientation politique à gauche, avec en son sein un courant communiste assez marqué. Au milieu des années 1970, le SNES est particulièrement mobilisé face au gouvernement qui veut réformer le système scolaire. La loi Haby cristallise cette opposition. Adoptée en 1975 cette réforme met en place « le collègue unique », ce qui suscite de nombreuses protestations de la part des enseignants, soutenus par le SNES.
Dans les années 1970, le SNES utilise régulièrement l’image. Pour ce faire, plusieurs films sont commandés à Unicité. En 1972 sont réalisés "Le droit d'apprendre et le temps d'enseigner" (Jacques Krier et Paul Seban), qui constituent deux volets d'une réflexion sur la question scolaire. L’engagement contre la réforme Haby est également relayé par des films comme "Manifestation pour l’amélioration des conditions d’enseignement à Bobigny" (1974).
Laurent Heynemann, qui a réalisé "Pour leur avenir", a poursuivi sa carrière au cinéma et à la télévision en s’illustrant souvent par le choix de sujets politiquement sensibles (la guerre d’Algérie ou la collaboration par exemple).
La chanson "la blanche hermine", récurrente dans le film, a été composée par Gilles Servat au début des années 1970. Elle a connu un vrai succès et est devenue un hymne à la gloire de la Bretagne.
Réalisation : Laurent Heynemann
Image : Gilberto Azevedo, Elisabeth Prouvost
Son : Laurent Quaglio, Bernard Rochut
Electricien ; Jean-Claude Nahon
Montage : Jacques Comets, Cristine Asperti
Animation : Mireille Espagne, Jacques Espagne, Jeanne Didier
Comédiens : Pierre Meynard (le patron), Arlette Tephany (la dame), Jacques Lalande (le monsieur)
Production : Unicité, Monique Calisti, Catherine Lapoujade, Olivier Siroh
Lieux : Chelles, Saint-Ouen, Paris, université Jussieu
Carton : « Les propos du « patron » sont d’authentiques extraits de textes du CNPF »
Mots Clés :
École, enseignant, enseignement, professeur, collège, lycée, loi Haby, manifestation, formation, système scolaire, SNES, syndicat, classe, élève, collégien, lycéen, jeune, adolescent, maitre auxiliaire
Grève, imprimerie, ouvrier, apprenti
Chelles, Saint-Ouen, Paris, université Jussieu
Théâtre, comédien, atelier théâtre, patron, mère, père
Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images
La première partie du film est construite à partir de différents témoignages d’enseignants du secondaire et d’élèves mais aussi d’une « fausse » mère d’élève et d’un «faux » patron (incarnés par deux comédiens).
Les enseignants interrogés mettent en avant leur vocation professionnelle et leur difficulté à exercer leur métier, dans un contexte où les moyens manquent cruellement. Une jeune femme, maitre auxiliaire, évoque la précarité de son statut. Un enseignant souligne les décalages de niveau entre les élèves qui entrent en 6e et insiste sur les mauvaises conditions de travail de certains élèves, issus de milieux sociaux modestes. Les propos des enseignants sont entrecoupés d’intermèdes musicaux et de déclarations de la fausse mère d’élève et du faux patron qui relaient des lieux communs sur l’école « qui ne sert à rien ».
Est ensuite abordée la question de la réussite scolaire. Une petite séquence d’animation décrit un système éducatif qui exclut de plus en plus d’élèves de la maternelle au lycée. Le phénomène est mis en lien avec la pression exercée par le patronat qui cherche à contrôler la formation pour récupérer une main d’œuvre non diplômée et donc bon marché.
Une séquence relate le combat mené dans l'imprimerie Chaix à Saint-Ouen. Un ouvrier gréviste raconte le conflit et rappelle sa soif d’apprendre, ayant quitté l’école très jeune.
Par la suite, les comédiens jouant la mère d’élève et le patron exposent le travail de sensibilisation au théâtre qu’ils mènent dans la région de Chelles.
Toute la dernière partie du film présente enfin le projet du SNES dont l’objectif est de réformer complètement le système scolaire. Une nouvelle séquence animation expose le fonctionnement scolaire envisagé : il s’agirait d’accompagner tous les élèves jusqu’à 18 ans en leur permettant de sortir de l’école avec un diplôme reconnu. Pour ce faire, les enseignants doivent travailler autrement, en équipe éducative, et recevoir une formation plus adaptée.
Le film s’achève sur un appel à « transformer l’école ».
Dans les années 1970, le SNES (syndicat national des enseignements du second degré) est très puissant dans le monde enseignant. Le SNES revendique alors son orientation politique à gauche, avec en son sein un courant communiste assez marqué. Au milieu des années 1970, le SNES est particulièrement mobilisé face au gouvernement qui veut réformer le système scolaire. La loi Haby cristallise cette opposition. Adoptée en 1975 cette réforme met en place « le collègue unique », ce qui suscite de nombreuses protestations de la part des enseignants, soutenus par le SNES.
Dans les années 1970, le SNES utilise régulièrement l’image. Pour ce faire, plusieurs films sont commandés à Unicité. En 1972 sont réalisés "Le droit d'apprendre et le temps d'enseigner" (Jacques Krier et Paul Seban), qui constituent deux volets d'une réflexion sur la question scolaire. L’engagement contre la réforme Haby est également relayé par des films comme "Manifestation pour l’amélioration des conditions d’enseignement à Bobigny" (1974).
Laurent Heynemann, qui a réalisé "Pour leur avenir", a poursuivi sa carrière au cinéma et à la télévision en s’illustrant souvent par le choix de sujets politiquement sensibles (la guerre d’Algérie ou la collaboration par exemple).
La chanson "la blanche hermine", récurrente dans le film, a été composée par Gilles Servat au début des années 1970. Elle a connu un vrai succès et est devenue un hymne à la gloire de la Bretagne.
Réalisation : Laurent Heynemann
Image : Gilberto Azevedo, Elisabeth Prouvost
Son : Laurent Quaglio, Bernard Rochut
Electricien ; Jean-Claude Nahon
Montage : Jacques Comets, Cristine Asperti
Animation : Mireille Espagne, Jacques Espagne, Jeanne Didier
Comédiens : Pierre Meynard (le patron), Arlette Tephany (la dame), Jacques Lalande (le monsieur)
Production : Unicité, Monique Calisti, Catherine Lapoujade, Olivier Siroh
Lieux : Chelles, Saint-Ouen, Paris, université Jussieu
Carton : « Les propos du « patron » sont d’authentiques extraits de textes du CNPF »
Mots Clés :
École, enseignant, enseignement, professeur, collège, lycée, loi Haby, manifestation, formation, système scolaire, SNES, syndicat, classe, élève, collégien, lycéen, jeune, adolescent, maitre auxiliaire
Grève, imprimerie, ouvrier, apprenti
Chelles, Saint-Ouen, Paris, université Jussieu
Théâtre, comédien, atelier théâtre, patron, mère, père
Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images



