À bord du chalutier "Deux amis"
Cinémathèque de Bretagne
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Ce sont des images de pêche au chalut en haute mer sur le chalutier "Deux amis".
Anita Conti embarque vers Noël 1960 sur le chalutier “Deux amis” pour une traversée jusqu’en 1961. Ce chalutier, de près de 15 mètres de long, a été lancé en 1949 sous le n° CH3896, par le chantier naval cherbourgeois sur des plans de 1934. C'est un bateau typique des unités qui naviguent depuis les côtes bas-normandes pour la pêche au large près des côtes sud de l'Angleterre, en baie de Torbay et aussi en baie de Seine.
Anita Conti vient de publier un article dans Le Figaro : “Protéger l’océan”. Son objectif est d'alerter sur le gaspillage des ressources alimentaires alors que les deux tiers du monde souffre de sous-alimentation.
En parallèle, un portrait d’elle comme “femme-marin-pêcheuse-de-poisson-géants” vient d’apparaitre dans La revue des deux mondes pour la rubrique ”Comment réussissent les femmes.”
Tout juste revenue d’une mission à bord de la Calypso après avoir été invitée par le Commandant Cousteau, elle repart sur le chalutier Deux-amis basé à Lorient. Elle serait sur un autre bateau pour pouvoir filmer le chalutier. C’est une interrogation, est-elle sur un canot de sauvetage pour filmer ? C’est une prouesse technique de filmer avec une caméra argentique sur un bateau qui tangue autant avec la houle. Sur certaines traversées, elle développait ses films directement sur le bateau lors de grandes missions en mer.
Lors de cette mission, elle fait la découverte du poisson sabre. Sur le sol, on aperçoit quelques sabres parmi les poissons. Lors d’une pêche, voyant les pêcheurs rejeter des tonnes de poisson sabre, jugé comme faux-poisson et invendable, elle demande au capitaine Tanguy de lui garder 50 kg de ce poisson. Après avoir demandé au cuisinier du bateau de le préparer et constatant qu’il était bon une fois cuisiné, elle lance une campagne de presse pour convaincre les ménagères de l’acheter. Des articles paraissent dans la presse de Lorient (Ouest-France et La Liberté du Morbihan). De retour à la criée : c’est un succès, il est vendu plus cher que le colin et le capitaine regrette les 2 tonnes rejetées à la mer.



