Jean Martin, né en 1921, est chef mécanicien sur différents chalutiers fécampois et malouins pratiquant la pêche sur les bancs de Terre-Neuve. Muni d’une caméra 8mm, lors des campagnes de 1955 à 1956 il réalise ce 1er film dans des conditions très difficiles sur le « plus dur métier de la mer » comme il le qualifie lui-même. Il monte ce document exceptionnel en 1960, qu’il diffuse et commente en direct. Il reçoit le 2ème prix dans la catégorie "reportage" du Concours Général de la Fédération Française des Clubs de Cinéastes Amateurs cette année là.
EN COMPLEMENT :
Dans les années 1960, les Terre Neuvas embarquent pour 9 mois en 3 voyages vers les côtes de Terre Neuve, du Labrador du Groenland ou du Spitzberg. Les chalutiers sont chargés de 450 tonnes de gas-oil, 750 tonnes de sel et de vivres pour 65 hommes pendant 3 à 4 mois. Le chalut racle le fond de l’océan pendant 2 heures et peut ramener près de 20 tonnes de morue mais aussi de nombreux autres poissons qui seront renvoyés à la mer. Les morues sont traitées sur place par les « ébeuilleurs », les « décolleurs », les « trancheurs », les « affaleurs », les
«gogotiers ». Seuls le mauvais temps et le grand froid arrêtent la pêche : le mauvais temps rend impossible la manœuvre du chalut et le froid gèle les poissons… La vie à bord est rude: les hommes travaillent sur un navire couvert de neige et de glace. Très souvent, la morue se trouve sous la mer glacée, il faut donc aller l’y chercher en brisant une glace qui fait souffrir le bateau et l’hélice, à cela viennent s’ajouter les dangers des icebergs et du brouillard d’autant plus importants que les bateaux sont nombreux sur les lieux de pêche. La campagne se termine aux alentours du 10 décembre, elle avait commencé avec la Saint Pierre des Marins en février, les marins passent donc entre 10 et 15 jours dans leur foyer en mai, autant en août et deux mois en hiver. Dès le XVIe siècle, les Terre-Neuvas fréquentent les îles de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon colonisées par la France au XVIIe siècle et dont l’économie repose sur l’exploitation de la morue. Cette pêche est interdite à la fin du XXe siècle en raison de la raréfaction d’un poisson, décimé par une pêche industrielle trop destructrice. Autrefois met très populaire et bon marché, la morue est aujourd’hui presque devenue un poisson de luxe.
EN COMPLEMENT :
Dans les années 1960, les Terre Neuvas embarquent pour 9 mois en 3 voyages vers les côtes de Terre Neuve, du Labrador du Groenland ou du Spitzberg. Les chalutiers sont chargés de 450 tonnes de gas-oil, 750 tonnes de sel et de vivres pour 65 hommes pendant 3 à 4 mois. Le chalut racle le fond de l’océan pendant 2 heures et peut ramener près de 20 tonnes de morue mais aussi de nombreux autres poissons qui seront renvoyés à la mer. Les morues sont traitées sur place par les « ébeuilleurs », les « décolleurs », les « trancheurs », les « affaleurs », les
«gogotiers ». Seuls le mauvais temps et le grand froid arrêtent la pêche : le mauvais temps rend impossible la manœuvre du chalut et le froid gèle les poissons… La vie à bord est rude: les hommes travaillent sur un navire couvert de neige et de glace. Très souvent, la morue se trouve sous la mer glacée, il faut donc aller l’y chercher en brisant une glace qui fait souffrir le bateau et l’hélice, à cela viennent s’ajouter les dangers des icebergs et du brouillard d’autant plus importants que les bateaux sont nombreux sur les lieux de pêche. La campagne se termine aux alentours du 10 décembre, elle avait commencé avec la Saint Pierre des Marins en février, les marins passent donc entre 10 et 15 jours dans leur foyer en mai, autant en août et deux mois en hiver. Dès le XVIe siècle, les Terre-Neuvas fréquentent les îles de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon colonisées par la France au XVIIe siècle et dont l’économie repose sur l’exploitation de la morue. Cette pêche est interdite à la fin du XXe siècle en raison de la raréfaction d’un poisson, décimé par une pêche industrielle trop destructrice. Autrefois met très populaire et bon marché, la morue est aujourd’hui presque devenue un poisson de luxe.



